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EDITO
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L'Europe au service de la jeunesse
J’ai participé hier
au conseil des Ministres « jeunesse » de l’Union
européenne. Celui-ci a été particulièrement
animé autour de l’initiative prise par le
Président de la République en collaboration
avec MM Zapatero,
Schroeder et Paersson afin de créer « un
pacte européen pour la Jeunesse ».
La Présidence luxembourgeoise a décidé
de convier un Conseil exceptionnel en vue de préparer
le prochain Conseil européen de printemps réuni
au niveau des chefs d’État et de gouvernement
afin de travailler sur le Pacte européen pour
la Jeunesse.
Cette initiative, qui je l’espère, sera
une préoccupation pour les plus hautes autorités
européennes, offre une opportunité d’affirmer
notre confiance en la jeunesse en France et en Europe,
et de reconnaître avant tout la richesse qu’elle
représente pour notre « vieux continent
».
A mon sens, c’est parce que cette richesse est
rare et parce qu’elle est particulièrement
précieuse, qu’il est de notre responsabilité
de la préserver, mais surtout de la valoriser,
de lui permettre de produire le meilleur d’elle-même.
En effet, dans une Europe élargie à 75 millions
de jeunes de 15 à 25 ans, face au vieillissement
démographique, et à un déficit de
participation des jeunes à l'activité économique,
nous devons désormais placer la jeunesse au cœur
de notre ambition, de notre projet
collectif.
L’Union européenne doit mettre en œuvre
tous les moyens pour que sa jeunesse soit une préoccupation
centrale et partagée dans chacune des politiques
communautaires.
Le pacte européen pour la jeunesse est ainsi
un message fort en direction de la jeunesse et de la
société dans son ensemble dans le cadre
de la révision à mi-parcours de la stratégie
de Lisbonne.
Dans ce contexte, en tant que Ministre de la Jeunesse,
j’ai défendu cette démarche aujourd’hui
à Bruxelles, en insistant sur la nécessité
de favoriser la mobilité des jeunes travailleurs
ainsi que l’accès à la première
expérience professionnelle.
Il est en effet essentiel d’offrir aux jeunes les
meilleures conditions pour accéder à leur
première expérience professionnelle, souvent
déterminante pour une
insertion professionnelle durable.
Parallèlement, je pense qu’il est également
nécessaire de développer et promouvoir
l’esprit d’initiative, d’entreprise
et le volontariat chez les jeunes.
Nos programmes européens doivent donc particulièrement
aider la réalisation de ces projets qu’il
nous faut aussi accompagner et valoriser.
C’est sur ces bases de réflexion, que
j’ai orienté le débat au niveau
européen, et que je réfléchis dores
et déjà à leur déclinaison
au niveau national.
Jean-François LAMOUR
Ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative
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