Et le discernement alors ?

La période me paraît confuse, certains semblent y prendre goût.
Le premier adversaire du discernement c’est la précipitation. Le cas de la destruction des maisons sur le littoral atlantique est manifeste. Dominique Bussereau a raison, il faut faire du cas par cas. Je connais bien la situation du village des « Boucholeurs », le cas n’est en rien comparable à celui d’une autre commune. A chacune sa personnalité, une commune est, à  elle seule, une société. L’histoire, la géographie et la vie des Boucholeurs, par exemple, méritent une étude appronfondie des différentes solutions. Pour discerner il faut du temps. Une maison est une part de vie, cela ne se met en débat qu’avec précautions. La décision globale est souvent injuste. Chacun doit pouvoir faire entendre son Histoire.

Notre débat politique national me semble aussi manquer de discernement. A droite comme a gauche la fin des régionales semble avoir sonné le début de la présidentielle. Comme si la crise était finie et que l’économie devait maintenant s’effacer devant la politique. La crise du lait est plus grave que les rumeurs. Le prix du gaz est plus important que les humeurs. Le niveau des petites retraites est plus important que les rancœurs. Le Pays attend plus les solutions que les ambitions. Tant que la réforme des retraites ne sera pas réussie et que nous ne serons pas engagés dans un nouveau »plan de cohésion sociale » la « course présidentielle » n’aura pas de sens. Pour discerner, il faut voir (l’anxiété française) et il faut distinguer (les urgences). Aujourd’hui la mission de la majorité est d’ apaiser par l’action.

jpr

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