Améliorer la gouvernance mondiale

Par Axel Poniatowski, Député du Val d’Oise, Président de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale

Axel Poniatowski

Il y a un an, la crise des subprimes et les conséquences économiques qui s’ensuivirent ont manifesté avec force la réalité de la mondialisation et de son irrésistible progression. L’expression « village monde » n’a jamais été aussi juste. Nous sommes définitivement dans l’ère de l’interdépendance étroite entre les pays, dans un nombre toujours plus vaste d’activités humaines. Ce phénomène irrésistible appelle une gouvernance mondiale efficace et cohérente reposant sur une architecture institutionnelle internationale qui doit être parachevée si l’on veut qu’elle réponde pleinement à sa vocation de régulateur de la mondialisation. 

Des organisations doivent être réformées. C’est le cas du Fond monétaire International dont la mutation, à l’ordre du jour du sommet de Pittsburgh, devrait permettre de passer dans l’après Bretton Woods et tenir compte des nouveaux paramètres monétaires, financiers, économiques. D’autres doivent prendre de l’ampleur comme l’Organisation Internationale du Travail. De nouvelles institutions sont également nécessaires pour répondre à de nouveaux enjeux. Je soutiens ainsi la création d’une Organisation Mondiale de l’Environnement regroupant l’ensemble des instruments au service de ces questions.

 

Mais surtout, il faut que les organisations internationales coordonnent davantage leurs travaux afin d’assurer une meilleure application des recommandations éthiques établies par la communauté internationale. Comment accepter qu’aujourd’hui, des produits commercialisés soient fabriqués par des enfants? L’OIT ou l’Organisation Mondiale de l’Environnement doivent donc faire jeu égal avec le FMI ou l’OMC. C’est à cette condition, que nous pourrons mettre fin, à des réalités qui, en plus d’être de scandaleuses violations de la dignité humaine, faussent les règles du jeu du commerce mondial. Le dumping social ou écologique induit par la mondialisation, profite du cloisonnement de l’activité des organisations internationales. La gouvernance mondiale souhaitée par le Président de la République et que je soutiens ardemment, c’est au contraire, une synergie, une collaboration internationale plus étroite pour le développement solidaire de tous les peuples.

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